Lichen scléreux vulvaire ou LSV

Lichen scléreux vulvaire ou LSV

Le lichen scléreux vulvaire : qu’est-ce que c’est, comment faire le diagnostic, comment le traiter ?

Lichen scléreux vulvaire : définition

Le lichen scléreux vulvaire ou lichen scléro-atrophique vulvaire (LSV) est une maladie de la peau et des muqueuses, qui peut causer divers signes fonctionnels : démangeaisons, picotements ou brûlures, dyspareunie (douleur lors des rapports sexuels). Il est plus fréquent après la ménopause et concerne presque 1% des femmes, plus encore passé 70 ans1.

Quels sont les signes cliniques du lichen scléreux vulvaire ?

Le signe principal est une blancheur nacrée de la vulve dans les plis, un aspect un peu brillant, plus ou moins discret.

Dans sa forme plus évoluée ou sans traitement, le lichen peut devenir atrophique avec un enfouissement du clitoris, atrophie de l’orifice vaginal et la rétraction des petites lèvres1.

Attention à la ménopause, la vulve pâlit naturellement. La blancheur du lichen scléreux est nacrée avec les plis brillants. Attention à bien différencier les deux, d’autant que les deux peuvent exister en parallèle2.

Comment diagnostique t on un LSV?

Le diagnostic peut être réalisé par un dermatologue ou un gynécologue, sur la base des symptômes et de l’observation de la vulve. En cas de doute, une biopsie vulvaire peut être réalisée3

Pourquoi faut il détecter et traiter le lichen scléreux vulvaire ?

Tout d’abord pour soulager les patientes, éviter une atrophie trop importante, ensuite car le lichen scléreux vulvaire est la première cause de cancer vulvaire. En effet, ce cancer est très rare, mais apparaît après 60 ans sur un lichen scléreux vulvaire dans deux tiers des cas. Les lésions du LSV peuvent être vues avant qu’un cancer soit présent1. Pas d’affolement pour autant, le lichen scléreux se complique d’un carcinome (= un cancer) de la vulve dans 5% des cas uniquement1.

Le LSV doit donc être dépisté tôt et traité aussi longtemps qu’il dérange la femme.

Quels sont les causes des lichens scléreux vulvaires ?

Il s’agit d’une maladie auto-immune dont le facteur déclenchant exact est inconnu. La baisse de l’imprégnation hormonale de la muqueuse après la ménopause joue certainement un rôle.

Quel traitement pour le lichen scléreux vulvaire ?

Le traitement du LSV est une crème à base de corticoïde. Il vise à soulager les symptômes, empêcher l’évolution des lésions et prévenir l’apparition d’un cancer.

La durée et la fréquence du traitement dépendent de l’évolution de la patiente3. Une surveillance est ensuite nécessaire, coordonnée avec un gynécologue et un dermatologue le plus souvent, pour traiter d’éventuelles récidives ou complications (mycoses, carcinome…)

Les soins locaux quotidiens sont également importants : nettoyant doux pour la toilette intime, crèmes cicatrisantes, hormonothérapie locale et lubrifiant pour les rapports sexuels.

Conclusion

Le LSV n’est qu’un problème de la vulve parmi tant d’autres mais qui rappelle l’importance de connaitre son corps et de vérifier régulièrement l’aspect et la texture de sa vulve.

Merci DermatoDrey pour la relecture / correction de cette article.
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Sources :
1 – Mooc PNS Menopause la Vulve
2 Gemvi Vulve à la ménopause http://www.gemvi.org/congres-session-33.php#:~:text=La%20p%C3%A2leur%20vulvaire%20post%20m%C3%A9nopausique,lorsque%20celui%2Dci%20est%20quiescent.
3 Société Francaise de dermatologie –  LSV – https://www.sfdermato.org/media/pdf/information-patient/fiche-info-lsv-160513-logo-em-d9e388aeb421c29f13d1712f72b3707b.pdf

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