Facteur d’inégalité professionnelle : la ménopause

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Une enquête majeure menée par le Dr Louise Newson, médecin généraliste et spécialiste de la ménopause, met en évidence l’impact des symptômes de la ménopause, tels que les problèmes de mémoire, la fatigue et l’anxiété, sur les femmes au travail.

Cette enquête vient confirmer toutes les études passées qui montrent que la ménopause a un impact négatif sur le travail des femmes dans tous les domaines : médical, enseignement et forcement sur la carrière des femmes.

Les résultats de l’enquête, menée par la société à but non lucratif Newson Health Research and Education auprès de 3 800 femmes britanniques, ont été présentés au RCGP.

Impact sur la carrière de ce facteur d’inégalité professionnelle

  • 99 % des personnes interrogées ont déclaré que leurs symptômes de périménopause ou de ménopause avaient eu un impact négatif sur leur carrière, plus d’un tiers d’entre elles qualifiant cet impact de « significatif ».
  • 59 % ont pris des congés en raison de leurs symptômes. 18% ont pris plus de 8 semaines d’arrêt.
    Parmi les raisons de cet arrêt de travail, citons la diminution de l’efficacité (45%), la mauvaise qualité du travail (26%) et le manque de concentration (7%).
  • 50% des personnes ayant pris au moins huit semaines d’arrêt de travail ont démissionné ou pris une retraite anticipée.

Dans l’ensemble, une personne sur cinq (21%) a laissé passer la chance d’obtenir une promotion qu’elle aurait autrement envisagée, 19% ont réduit leurs heures de travail et 12% ont démissionné.
Fait inquiétant, 60 % des femmes ont déclaré que leur lieu de travail n’offrait aucun soutien pour la ménopause.

Conclusions de l’autrice principale de l’étude

« Pendant trop longtemps, les femmes ménopausées ont été confrontées à un choix impossible : lutter contre des symptômes souvent débilitants ou abandonner des carrières pour lesquelles elles ont travaillé si dur.

« L’âge moyen de la ménopause au Royaume-Uni est de 51 ans, au moment précis où de nombreuses femmes sont au sommet de leur carrière, avec une abondance de compétences et d’expérience à offrir.

« Le problème est généralisé, y compris au cœur des soins de santé. Quelque 77 % du personnel du NHS sont des femmes et un nombre important d’entre elles seront périménopausées et ménopausées. En fait, une étude montre que seule une femme généraliste sur dix a discuté de ses symptômes avec un responsable.

« Les questions soulevées dans cette enquête montrent non seulement qu’il est urgent d’améliorer le soutien à la ménopause sur le lieu de travail, mais aussi l’accès à des informations et à des traitements fondés sur des données probantes pour soulager et améliorer les symptômes. Nous le devons à toutes les femmes ménopausées pour les aider à atteindre leur potentiel professionnel. »

Les pays anglo saxons continuent à montrer leur avance sur l’impact de la ménopause sur les femmes et sur leur carrière. Cet impact négatif est vu comme un nouvel aspect de l’inégalité professionnelle homme femme.

Cela fait maintenant quelques années que le Royaume Uni et les Etats-unis proposent des formations ménopause en entreprise pour mettre en place des recommandations pour faciliter la vie des femmes en péri.ménopause au travail. En France, cette offre est très récente avec l’arrivée de Méno Rebelle qui propose la première formation ménopause en entreprise en français.

Source :
Balance Menopause – Menopause symptoms are killing women’s careers, major survey reveals

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