Comment améliorer son sommeil pendant la ménopause

Une des conséquences de la ménopause peut être l’insomnie (telle que définie par le plus grand nombre(1)). Voici quelques pistes pour améliorer son sommeil. Ces astuces sont universelles et peuvent être appliquées à tous ceux souffrant de trouble du sommeil.

menopauseinsomnie

Tout d’abord, quelques repères.
Une bonne nuit de sommeil se définit par :
– un délai d’endormissement de 20 à 30 minutes
– un temps de sommeil entre 6 à 9 heures (selon les besoins de chacun)
– des réveils nocturnes inférieur à 20 minutes (donc oui, on peut se réveiller la nuit et pour autant passer une bonne nuit)

Une fois cette base posée, il convient de comprendre exactement quels sont les problèmes de sommeil : des difficultés d’endormissement, des réveils nocturnes ou un réveil trop matinal ? Pour identifier son rythme de sommeil, le plus simple consiste à tenir un journal de bord du sommeil (et oui après le journal de bord des bouffées de chaleur, voici celui du sommeil)
Comment tenir un journal de bord du sommeil ? Notez chaque jour :
– votre heure de coucher et votre heure d’endormissement
– vos réveils nocturnes et leurs durées
– votre heure de levée

Attention, toutes ces infos sont estimées, surtout ne passez pas votre temps au lit à regarder votre réveil car « regarder l’heure qui passe favorise l’angoisse et la frustration ».

Ces données vous permettrons de calculer votre durée de sommeil moyen ainsi que le temps passé au lit sans dormir (qui normalement ne doit pas dépasser plus de 10% de votre temps total passé au lit)

 

Ensuite, il est temps de passer à la phase d’action et de mettre en place une bonne hygiène du sommeil.

  • Supprimez la consommation de thé, café, soda, coca, alcool…. minimum 6 heures avant le moment du coucher
  • Ne faites pas de sport dans les 6 heures avant le moment du coucher
  • Faites du sport avant cette plage horaire de 6h avant le moment du coucher
  • Ne fumez pas avant le coucher ni la nuit
  • Dînez légèrement
  • Mettez en place un temps calme d’une heure avant le moment du coucher où vous pratiquerez des activités relaxantes
  • Une fois couché, détendez vous par exemple avec des exercices de relaxation

 

Enfin, programmez votre cerveau à dormir quand vous êtes dans votre lit (oui, exactement comme pour les enfants, on met en place une routine et on les couche à heure fixe pour créer une habitude) Réhabituez vous (et votre cerveau donc) à associer chambre à coucher et lit avec le sommeil. Régularisez votre cycle de sommeil.

Pour cela, voici quelques astuces à mettre en place :

  • couchez vous quand vous sentez les premiers signes de sommeil arriver
  • mettez en place une routine d’avant le coucher
  • utilisez le lit uniquement pour dormir mais pas pour manger, regarder des films, lire….
  • Après 30 minutes au lit sans réussir à vous endormir, relevez vous et pratiquez une activité relaxante. Vous vous recoucherez quand vous sentirez revenir les signes du sommeil.
  • Levez vous à heure fixe
  • En journée, ne faites pas de sieste de plus de 30 minutes

Sachez qu’en moyenne le corps humain a besoin d’une semaine pour s’adapter à un nouveau rythme de sommeil (2).

Mettez en place tous les conseils ci-dessous et vous devriez réussir à améliorer votre sommeil au bout de quelques temps. Notez bien cependant qu’en cas de gêne forte ou d’autres problèmes de santé, votre médecin sera plus a même de vous accompagner pour améliorer votre sommeil (pendant la ménopause ou pas)

 

Si le sujet vous intéresse, n’hésitez pas à lire l’excellent « Guide des traitements comportementaux et cognitifs chez l’adulte » de l’hôpital Bichat Lariboisière dont je me suis largement inspirée pour cet article et dont j’avais déjà parlé dans l’article « La TCC réduit l’insomnie chez les femmes »

 

1 – Scientifiquement l’insomnie doit combiner des problèmes de sommeil (endormissement ou réveils nocturnes) ainsi qu’un inconfort de journée (disfonctionnement social, familiale et pro) Ce type d’insomnie « simple » n’est pas combiné avec tout autre problème (jambes sans repos, apnée du sommeil, trouble psychiatrique, alcool….) cf le Guide des traitements comportementaux et cognitifs chez l’adulte.

2 – « en moyenne, 6 à 7 jours sont nécessaires pour s’adapter à un nouveau rythme » source la page Rythme de Sommeil du site Harmonie Prévention

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Ménopause et anti-douleurs

Un article du New York magazine « Les femmes blanches sont elles accros aux anti-douleurs à cause de la ménopause ?» (1) s’interroge sur le taux de mortalité des cinquante / soixantenaires (traduction personnelle de « middle-aged ») blancs. En effet, parmi la population blanche (hommes et femmes) ce taux est en hausse ces dix dernières années alors qu’il baisse pour les autres ethnies.

antidouleurs

Si une telle étude ne pourrait pas être menée en France du fait de la séparation ethnique, il est intéressant de comprendre la raison derrière cette progression.

Les experts n’ont pas encore trouvé la solution, mais une des pistes serait la prise de médicaments combinée avec l’alcool.

En effet, l’étude de 2002 qui prouvait que le traitement hormonal de la ménopause (THM) causait cancers du sein, attaques cardiaques et autres effets secondaires majeurs a stoppé net la délivrance de ces médicaments chez les femmes en phase de ménopause. Depuis, les femmes ont du se débrouiller avec leurs problèmes d’humeur, de bouffées de chaleur, de stress, de sommeil et de douleurs diverses et variées. Certains d’entre elles se sont alors tournées vers les anti-douleurs, anti-dépresseurs et l’alcool.

 

Les femmes blanches auraient plus tendance à prendre des opioïdes (médicaments anti-douleurs dérivés de l’opium) que les femmes d’autres couleurs et pire encore, elles auraient également plus tendance à les prendre en parallèle de médicaments anti-anxiété. Par ailleurs, les femmes blanches sont cinq fois plus nombreuses à prendre ce combo de médicament que les hommes blancs. Au final : une augmentation de 400% d’overdose aux opioïdes entre 1999 et 2014.

 

Ironiquement, la prise combinée d’opioïdes et de médicaments anti-anxiété endommage le système nerveux central, ralentissant à la fois le cœur et la respiration, ce qui peut être mortel. Sans compter que les opioïdes pris sur le long terme réduisent le taux d’hormones dans le corps, augmentant encore les effets de la ménopause.

Le THM dont l’administration a été ajustée depuis l’étude de 2002, serait maintenant sans danger (ou relativement cf Infographie sur le cancer du sein et le THM) pour les femmes si le traitement est commencé tôt dans la phase de ménopause, en combinaison œstrogène progestérone (selon le cas de chaque femme) et par application cutanée.

 

1 – Les femmes blanches sont elles accros aux anti-douleurs à cause de la ménopause ? Is menopause partly to blame for record painkiller addiction among white woman ? NewYork Mag – 31 août 2016

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Un nouveau traitement contre la sécheresse vaginale : le laser

Le magazine Santé de ce mois ci consacre un article à un nouveau traitement contre la sécheresse vaginale : le laser. Sur deux pages, le gynécologue, andrologue (pathologies masculines liées à l’appareil génital) et sexologue Sylvain Mimoun présente le traitement et ses effets.

SantéMag_SecheresseVaginale-Laser

S’il existe déjà des traitements temporaires comme des crèmes ou des ovules, ce nouveau procédé à l’avantage de régler le problème pour une période de 9 mois à un an. Trois à quatre séances sont nécessaires selon les femmes, puis une séance de « retouche » de temps en temps et on n’en parle plus !
Le traitement laser contre la sécheresse vaginale arrive depuis quelques années en France mais est utilisé aux Etats-Unis depuis de nombreuses années. Cela fonctionne, plus ou moins comme pour un peeling, la couche supérieure est détruite grâce aux rayons du laser et laisse la place aux cellules du dessous, plus jeunes et plus hydratées.

Concrètement, le laser est inséré dans le vagin (tout comme un spéculum) et envoie des pulsations qui traitent le vagin à 360°. La séance dure environ 20 minutes et doit être totalement indolore. Aucune anesthésie n’est nécessaire.

Cette technique est encore en cours d’implantation en France et n’est pas proposée dans les hôpitaux publics. Est il nécessaire d’ajouter que ce n’est pas remboursé par la Sécurité Sociale ? Cela se passe donc uniquement dans des cliniques ou cabinets privés mais, attention, faites le bon choix, car comme pour l’épilation définitive à ses débuts certaines machines sont mal réglées et risquent de trop brûler les muqueuses.

Pour en savoir plus, rendez-vous page 80 et 82 de Santé Magazine du mois de septembre 2016 « Le laser contre la sécheresse vaginale » d’Eléonore Ruby.

J’ai de mon côté regardé s’il y a des études cliniques sur le traitement laser contre la sécheresse vaginale et / ou des effets secondaires, voici mes découvertes.
– une étude de 12 semaines sur 50 femmes montre que 84% des femmes « sont satisfaites de la procédure » (1)
– des effets secondaires peuvent se manifester par un inconfort et des saignements vaginaux mais qui dureraient maximum 2 à 3 jours (2)

 

1 – A 12-week treatment with fractional CO2 laser for vulvovaginal atrophy: a pilot study – Department of Obstetrics and Gynecology, Vita-Salute San Raffaele University and IRCCS San Raffaele Hospital , Milan – 2014
2 – Can a laser treatment relieve vaginal dryness and pain ? – Women Health Team – Octobre 2015

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Quelles raisons biologiques à la ménopause ?

La ménopause reste un grand mystère biologique, car seules quelques espèces cessent de pouvoir se reproduire après un certain âge (quelques dauphins, baleines et les humains). Une étude en cours(1) menée par les universités d’Exeter et de York sur les orques pourrait apporter une raison biologique à la ménopause.

KillerWhales

En effet, l’étude en cours approfondie les résultats d’une précédente étude(2) qui montrait que les femelles ménopausées sont les meneuses des troupeaux quand la nourriture se fait de plus en plus rare. Ce sont donc plus souvent elles qui prennent la direction d’un groupe lors de chasse que des femelles plus jeunes ou même tout simplement des mâles. En effet, leurs expériences et compétences environnementales en font tout simplement des « vieux sages » vers lesquels se tourner en cas de complications.

Un petit schéma réalisé pour l’étude de 2015 résume parfaitement la situation.

KillerWhalesMenopause

On peut y voir en haut la composition du troupeau de chasse en temps normal et en dessous cette même composition quand le saumon vient à manquer. Quand tout va bien, les femelles ménopausées (en rose foncé) représentent environ 50% des meneurs mais quand la situation se complique, 66% de la «meute de tête » (si l’on peut parler ainsi pour les orques) est composée de femelle ménopausée.

On remarque par ailleurs qu’en cas de rareté de la nourriture, il n’y a plus aucun mâle (en bleu) présent dans le groupe leader.

 

Si ces informations n’apportent pas grand-chose (et pas de réelles raisons biologiques) aux femmes  traversant actuellement cette période de leur vie, on peut toute fois se réconforter en se disant deux choses :
– cette étude va peut être permettre une évolution de considération envers les femmes ménopausées

– si nous ne pouvons plus avoir d’enfant, ne s’agit il tout simplement pas d’une solution naturelle pour permettre la survie du groupe ( = la famille pour les humains)

 

1 – Documentaire publié sur BBC – What can killer whales teach us about menopause ?  – 2016

2 – Ecological knowledge, Leadership and the evolution of menopause in Killer Whales – 2015

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Des étirements quotidiens permettent de soulager certains symptômes de la ménopause – ou pas

Une petite étude réalisée par la fondation Meiji Yasudae pour la santé et du bien être suggère que des étirements quotidiens d’environ 10 minutes pourraient améliorer les symptômes de la ménopause et de la dépression chez les femmes.

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L’étude conduite sur 40 femmes Japonaises de 40 à 61 ans a contrôlé avec 10 questions portant sur les symptômes vasomoteurs (bouffées de chaleur et frissons),  les symptômes psychologiques ( variations de l’humeur et problèmes de sommeil) et les douleurs corporelles.
Un questionnaire à part était utilisé pour mesurer les symptômes liés à la dépression.

Le groupe était initialement très homogène : la majorité des participantes n’étaient pas physiquement actives, la moitié d’entre elles étaient ménopausées (en phase de post ménopause) et les deux tiers étaient dépressives.
Le groupe a ensuite été séparé en deux : 20 femmes devaient s’étirer 10 minutes avant d’aller se coucher alors que l’autre groupe devait rester inactif.
Les femmes du groupe étirement ont fait du yoga en moyenne 5 fois par semaine et ont montré une amélioration sur les deux jeux de questions après 3 semaines comparé au groupe des femmes inactives.

Contacté par email par Reuters, le docteur Pinkerton de l’institut Nord Américain de la ménopause déclare « il est impossible de savoir si les effets positifs des étirements sur les symptômes (ndlr : vasomoteurs et dépressifs) sont effectivement liés au stretching, à une augmentation de l’activité physique ou au fait de ne pas faire ce que les femmes font normalement 10 minutes avant d’aller se coucher comme par exemple : manger, fumé, boire… »

Et encore une fois ici, se pose la question de l’étude scientifique contre placebo, le groupe de comparaison ne devant rien faire de particulier.

De façon générale, il est de toujours recommandé d’être physiquement activement, par exemple en marchant au moins 1 heure par jour, encore plus pour les femmes en cours de ménopause.

Article traduit depuis un article du Dailymail de Lizzie Parry publié le 1 juillet 2016 “Stretching for 10 minutes a day “eases symptoms of menopause and depression”

Etude source : “Effects of stretching on menopausal and depressive symptomes on middle-aged women : a randomized controlled trial

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Les études scientifiques contre placebo

Dans la plupart des pays, afin d’obtenir une autorisation de mise sur le marché, un médicament doit avoir démontré son efficacité notamment via la comparaison de deux groupes de patient : un premier groupe est traité par le médicament et un second groupe qui prend un faux médicament, sans principe actif : le placebo.

Légalement, les patients doivent avoir été informés que lors de l’étude, 50% d’entre eux recevront un placebo. Afin qu’il n’y ait vraiment aucun biais, de la part même des administrateurs / surveillants lors de l’étude, les essais scientifique peuvent (doivent ?) être mené en « double aveugle » ou seul le responsable de l’étude sait quel groupe reçoit le « vrai médicament » et quel groupe reçoit le placebo.

Placebo etudes scientifiques

Petite parenthèse sur l’effet placebo
Ironiquement, au fur et à mesure des essais scientifiques contre placebo, les médecins ont découvert que les patients qui recevaient un principe inactif pouvaient tout de même voir une amélioration de leurs symptômes, c’est ce que l’on appelle maintenant l’effet placebo.
A noter, que les vrais médicaments provoquent eux aussi une partie d’action placebo en plus des résultats dus au principe actif. Encore mieux, on sait aujourd’hui que même en étant informé de l’absence de principe actif d’un médicament, un patient peut tout de même bénéficier de l’effet placebo à force de conditionnement de la part, par exemple, d’un médecin administrateur(1).

Pour revenir à ce qui nous intéresse, de nombreuses études pour soulager des symptômes de la ménopause ne sont PAS réalisées contre placebo. On peut donner l’exemple de celle qui dit que l’acupuncture réduit les bouffées de chaleur avec un groupe qui faisait de l’acupuncture contre un groupe témoin qui ne faisait rien du tout. Peut on donc réellement dire que l’acupuncture réduire les bouffées de chaleur ou s’agit il juste d’un effet placebo ?

 

Bref, comme toujours, il faut essayer de garder un œil critique sur les études publiées en questionnant notamment la méthode, l’analyse mais aussi le financement.

 

Source 1 Le placebo soulage même si le patient sait qu’il ne sert à rien de Marie-Celine Jacquier publié le 28/07/2015 sur Futura Sciences
Source générale : Peut on encore faire des essais cliniques contre placebo de Gilles Bouvenot en 2003

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Témoignage : des bouffées de chaleur handicapantes et prise de THM

Quand avez-vous pour la première fois soupçonnée que vous étiez en période de ménopause ?
Quand j’ai ressenti les premières bouffées de chaleur réellement handicapantes.

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Avez-vous pris rendez-vous avec votre médecin traitant ou votre gynécologue ?
Non, j’ai attendu ma prochaine visite de contrôle chez le gynécologue pour lui en parler.

Que connaissiez-vous de la ménopause ?
Rien à part que cela signifiait l’arrêt des règles.

Quelle aide, quels conseils, quel traitement avez-vous eu de votre médecin ?
Celui-ci m’a dit que c’était comme ça et qu’il n’y avait rien à faire. Lors de rendez-vous suivant devant mon insistance, il m’a prescrit des produits naturels, des « phyto-machins » mais qui n’ont eu aucun effet positif. C’est seulement des années plus tard qu’une amie voyant à quel point mes bouffées de chaleur m’incommodaient, m’a parlée du Traitement Hormonal de la Ménopause (THM) et m’a conseillée de le demander, ou tout du moins, d’en parler à mon médecin.

J’ai changé de gynécologue et j’ai pu bénéficier d’information sur le THM. J’ai ainsi appris qu’il y avait encore peu de recul sur les risques de cancer (entre autres) mais que si j’étais vraiment handicapée, je pouvais effectivement prendre des THM.

Quelle voix d’administration avez-vous eu ?
J’ai demandé et mis des patchs car mon amie m’avait parlé des patchs.

Combien de temps avez-vous pris des THM ?
Pendant 5 / 6 ans

Avez-vous à nouveau ressenti des effets indésirables de la ménopause quand vous avez arrêté le traitement ?
Non, mais mon cas est peut être particulier car je vivais alors en Afrique, où du fait de la chaleur je transpirais de toutes façons beaucoup.

Avez-vous subit des désagréments inattendus du fait de la ménopause ?Oui, j’ai notamment eu de eczéma sous la poitrine à cause de la transpiration des bouffées de chaleur et des frottements. Mon médecin traitant m’a prescrit une crème et ce problème est rapidement passé.
J’ai également découvert la sécheresse vaginale et une forte augmentation des infections urinaires. J’ai eu, et j’ai encore 15 ans après, des ovules vaginaux à mettre chaque semaine pour prévenir de futurs infections.

Avez-vous trouvé solutions personnelles pour gérer au mieux vos bouffées de chaleur ?
J’ai remarqué que celles-ci apparaissent quand je suis stressée, fatiguée, que j’ai un peu trop bu ou que l’air ne circule pas là où je me trouve. (NDLR elle a identifié ses déclencheurs de bouffées de chaleur)

A posteriori, pensez vous avoir été suffisamment informé en amont pour gérer au mieux cette période de votre vie?
Non

Pensez vous que vos symptômes ont interférés avec :
– votre travail ?  oui car je me sentais mal au travail
– votre couple ? non
– votre vie sociale ?  non
– vos relations avec les autres ? non

Avez-vous échangé avec vos amies sur vos problèmes liées à la ménopause ?
A part mon amie qui m’a conseillée de parler des THM à mon médecin, non.


Avez-vous des astuces et conseils pour les femmes qui vont entrer en phase de ménopause ?
Porter de nombreuses couches de vêtement afin de pouvoir en enlever et remettre au fur et à mesure des bouffées de chaleur.
Prendre plus de temps pour les préliminaires (NDLR pour laisser plus de temps au vagin pour se lubrifier)

 

Merci pour ce témoignage qui montre que si la ménopause peut se révéler pleine de surprise, il existe des solutions à presque tous les problèmes, il suffit d’oser en parler avec votre médecin.

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Les déclencheurs des bouffées de chaleur

Les bouffées de chaleur font parties des symptômes les plus courants de la ménopause avec 82% des femmes qui en ont déjà ressenties. Pour certaines, elles seront tout juste dérangeantes et pour d’autres elles sont complètement handicapantes. Si leurs cause initiale est hormonale, il est cependant possible d’identifier certains déclencheurs des bouffées de chaleur afin d’essayer de les éviter et d’in fine d’en réduire la fréquence.

Pour cela, il faut avoir une approche analytique et systématique des épisodes de bouffées de chaleur, en tenant un journal de bord de celles-ci. A chaque bouffées de chaleur, notez l’heure, la durée, l’intensité (en attribuant par exemple une note de 1 à 10, avec 1 très acceptable et 10 handicapante) et surtout le contexte.

déclencheurs des bouffées de chaleur

Certains déclencheurs sont connus, même si leurs effets varient complètement d’une femme à une autre :

– le stress, cela peut être la prise de parole en public ou tout simplement une personne

– la fatigue

– une différence de température, comme par exemple en hiver un intérieur chaud versus une faible température à l’extérieur.

-l’alcool qui est un vasodilatateur (augmente le diamètre des vaisseaux et par là même la quantité de sang qui y circule, donc réchauffe le corps (du moins temporairement))

– la caféine sous toutes ses formes : café, thé noir, chocolat noir car cela agit également initialement comme vasodilatateur

– les aliments épices et cela inclus aussi le curry ou le poivre

– le manque d’air

– le tabac, la nicotine étant un stimulant dont le mécanisme est très similaire à celui qui déclenche les bouffées de chaleur (sans compter que fumer réduit la capacité respiratoire qui est essentielle pour faire baisser le stress)

Soyez très précis sur ce journal de bord des bouffées de chaleur, vous devriez rapidement y trouver une tendance et pouvoir identifier vos déclencheurs des bouffées de chaleur.

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Conférence sur la ménopause du très controversé Docteur Joyeux

Samedi 18 juin, le docteur Joyeux fera une conférence intitulé : « La ménopause et l’andropause : comment ne pas tomber dans le piège de la médicalisation ? » dont voici ci-dessous la présentation.

Les laboratoires pharmaceutiques et les médecins spécialistes ont fait croire aux femmes que la ménopause est une maladie, responsable de bouffées de chaleur, vieillissement accéléré, ostéoporose, sécheresse vaginale… à un moment où la sexualité féminine peut justement s’épanouir sans la crainte d’une grossesse non désirée et sans hormones artificielles ou stérilet hormonal contraceptif.

Tout cela s’est révélé faux quand on s’est aperçu que les traitements hormonaux substitutifs (THS ou THM) de la Ménopause augmentaient de façon significative et en peu d’années les risques de cancer du sein et de l’utérus. Les médecins spécialistes se sont alors rabattus vers le soja qui peut être dangereux avec les phytohormones à fortes doses.

Évidemment les hommes ne sont pas oubliés. Spécialistes et laboratoires sont en train de médicaliser l’Andropause, afin de pousser à la consommation des stimulants de la puissance sexuelle, en les stressant avec l’ostéoporose et le cancer de la prostate.

Menopause_Nature_Conference

Cette conférence peut être très intéressante au vu des polémiques concernant le Docteur Joyeux. En effet, le Docteur Joyeux est connu dans le monde médical comme étant le « Myster Hyde de la médecine »

Un petit tour sur wikipedia permet d’avoir rapidement une image du personnage :
– ancien président de l’association conservatrice Familles de France
– lance une pétition contre un vaccin combiné hexavalent qui serait dangereux pour les bébés (j’en profite pour vous recommander de lire l’excellente bd du Pharmachien sur les vaccins)
– contre la pilule et l’avortement
j’en passe et des meilleures!

Alors, le docteur Henri Joyeux lanceur d’alerte ou triste sire avec un discours alarmiste ?

Edit du 10 juillet 2016 selon un article du Point “le docteur Joyeux sera radié de l’ordre des médecins à compter du 1er décembre 2016” à cause de son discours alarmiste

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Infographie sur le cancer du sein et le THM

La British Menopause Society (BMS) a réalisé une excellente infographie sur le cancer du sein et le THM (Traitement Hormonal de la Ménopause)

Pour rappel, le THM a été largement prescris dans les années 1960 à 2000 aux femmes ménopausées. Ses bénéfices en terme de qualité de vie, de réduction des risques cardio-vasculaires et de l’ostéoporose ont été complètement remis en question en 2002 par l’étude Women’s Health Initiative (WHI) qui concluaient que les THM augmentaient le risque du cancer du sein et de l’utérus.

Aujourd’hui, on observe encore une certaine méconnaissance des risques inhérents aux THM. Afin d’éduquer les femmes, et pourquoi pas les médecins, sur les réels risques de cancer du sein à prendre des THM, le BMS propose une infographie qui compare le nombre de cancer du sein pour 1000 selon différents facteurs de style de vie ou de prises de médicaments.

Infographie sur le cancer du sein et le THM

Celle-ci est donc en anglais, mais voici les éléments de texte en français.
Occurrence de cancer du sein pour 1000 chez les femmes de 50 à 59 ans
Nombre approximatif de femmes développant un cancer du sein au cours des 5 prochaines années / années suivantes

Population générale du Royaume Unis                                         23 / 1000
Femmes sous THM (œstrogène et progestérone)                        27 / 1000
Femmes sous THM (œstrogène seulement)                                 19 / 1000
Femmes sous contraception orale                                                 27 / 1000
Femmes buvant deux ou plus de deux verres d’alcool par jour   28 / 1000
Femmes en surpoids ou obèse (IMC > 30)                                     47 / 1000
Femme faisant 2h30 de sport par semaine                                    16 / 1000

Si la relation entre THM et cancer du sein ne fait aucun doute, on note cependant que le vrai risque d’avoir un cancer provient d’un style de vie plutôt que d’une prise de médicament.

 

On peut cependant, bien évidemment, garder un regard critique sur cette infographie sur le cancer du sein et le THM :
– en questionnant la source : la BMS mais connaît on jamais réellement qui finance des associations / partis politique ?
– en se demandant si le chiffre initial de 23 cancer pour 1000 femme a été corrigé en enlevant les données des femmes sous THM ou pilule ?
– en objectant que nous n’avons pas les chiffres de cancer après les 5 années de suivi
– en remarquant que nous n’avons pas de données croisées : quid des femmes sportives et sous THM ?
etc etc

Bref, prenons des infos, restons critique, renseignons nous auprès de professionnels et choisissons en notre âme et conscience.

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